Depuis 1970, année officielle de notre union, nous avons déjà beaucoup écrit de ce roman. Chaque voyage composant un nouveau chapitre. De nouveaux protagonistes et de nouveaux décors, de nouvelles rencontres et de nouveaux sentiments s’ajoutent aux souvenirs. Durant plus de trente ans de nombreux voyages sont venus saupoudrer de paragraphes notre livre de la vie. Roman n’est peut être pas le terme qui s’applique, trilogie serait plus adéquat. Trois grands opus rythment notre existence.
Dés 1972, le campo patagon nous a ouvert ses bras et comme le chante Horacio Guarani, sur le texte de Pablo Neruda , Le vent caresse les cheveux comme une main maternelle. Aube d’une vie à deux, aube d’un nouvel amour.
En 1988, nouvelle visite de courtoisie à cette terre adoptive. Deux sièges supplémentaires sont nécessaires dans notre Camping. Jean Paul et Laurent sont du voyage. El Pitchi II (le nom même de ce "cinquième" membre de la famille provient de ces terres, il signifie tatou). C’est le camping car
Aujourd’hui, au seuil de la retraite, après avoir visité plus de trente cinq pays sur les cinq continents, un retour logique en Amérique du Sud s’est imposé. L’Argentine comme épilogue à cette nouvelle Odyssée.
Depuis 1972 nous avons fait notre découverte de l’Amérique du sud , Combien de Gauchos perdus dans le campo de la Patagonie restent ils encore ?
La tentation de la ville à t elle désertifié ces bouts du monde ?
Voilà les constatations que nous voulons faire 30 ans après notre première rencontre.
Le voyage qu’il soit dans un livre ou réel apporte chaque jour ce changement d’horizon, cette rencontre avec les autres, pauvres ou aisés, cet enrichissement de l’amour, de faire le bien, d’être humble, de se remettre en question. Où est le super magnétoscope, le frigidaire à 3 étages, la voitures qui est l’étiquette du niveau social. Ici rien de tout cela, toutes les choses reprennent leurs vrais valeurs. Les gens sont gais et nobles dans leur misère. Il y a beaucoup de personnes qui tous les jours se plaignent et qui devraient peut être connaître
le besoin pour apprécier le superflu.